Bonnes nouvelles pour Les Amis d’Ouganda

Kwanjula – Une préparation très ougandaise du mariage

Nous sommes enchantés de vous annoncer que le 2 juin, James Ssenyonga et Mirembe Shammah se sont préparés à passer leur vie ensemble en suivant la tradition ougandaise et célébrant une coutume. Leurs premiers pas sur la route de la vie commune sont maintenant faits.

La future épouse portant son costume traditionnel gomesi.

L’union plus formelle, sur le style du mariage occidental, aura lieu le 1er septembre, mais peut-être que le côté traditionnel des choses est plus important aux yeux des ougandais.

Quelle est cette cérémonie si traditionnelle ? The mot kwanjula veut dire « introduction ». La jeune femme présente officiellement son futur mari et sa famille à ses parents, sa famille et ses amis. Dans la semaine, juste avant le jour fatidique, James est devenu un mugole ; c’est-à-dire, un futur époux.

Le mugole exhibant son ruban rouge porté pour différencier la famille du fiancé de celle de la fiancée.

Avant la cérémonie, le futur époux, écrit une lettre au bazeyi ou aux aînés indiquant la vraie raison de sa présence au sein de la famille de sa future épouse. Cette lettre, qui est présentée aux aînés officiellement par la Ssenga, une matrone d’honneur, est la demande officielle de la main de la fille de la maison.

La famille de la future mariée répond en acceptant la demande du futur époux de faire partie de leur famille tant qu’elle ne voit aucune raison de s’y opposer. Le futur époux et sa famille doivent fournir des cadeaux, que l’on nomme « prix de la fiancée » ou dot (okwanjula). Dans le cas de James, deux vaches lui furent demandées.

Mais ce n’est pas tout. Pour le futur époux et sa famille, c’est un rituel qui coûte cher. C’est leur devoir de fournir la nourriture et la boisson mais aussi des vêtement pour les membres de la famille de la fiancée, des cadeaux, et des articles culturels tels qu’une carte du royaume de Buganda et une photo du roi et de la reine.

Les deux familles font appel à un porte-parole. Le jour de l’introduction, il y a une sorte de bataille orale, amicale, entre les deux parties. Cela rend la cérémonie appelée baganda kwanjula unique et par la même occasion, mémorable.

James et Shammah avec le « témoin » et la « matrone d’honneur ».

Même si le jour est prévu pour présenter l’abaako (la famille du futur époux) à la famille de la future épouse, la chose prend une tournure étrange à nos yeux, car les parents de James ne furent pas autorisés à être présents. Vous pouvez être sûr que Berna (sa mère) ne fut pas plus satisfaite que ça.

L’heureux couple

Nous souhaitons tout le bonheur possible aux jeunes couples. Jeanette, Danny et moi-même sont heureux de pouvoir participer en tant qu’invités à la célébration du mariage officiel qui aura lieu en septembre. Nous vous tiendrons au courant. 

 

Logement des maîtres/maîtresses  

Cela a pris plus de temps que nous le pensions, mais finalement le logement des maîtres/maîtresses à Bulumbu est terminé. Enfin, le personnel n’est plus obligé de dormir dans les salles de classe ou l’église. Avec de si mauvaises conditions de logement, nous n’avions aucune chance d’aider nos collègues à attirer des maîtres et maîtresses intéressés dans le soutien et la progression des enfants.

Le logement pour les maîtres/maîtresses. Désolé pour la mauvaise qualité des photos. Nous recevrons d’autres photos dès que le projet sera définitivement terminé.

Ce qui nous fait particulièrement plaisir, c’est que cette réalisation importante fut un vrai partenariat entre les sponsors qui sont entre autres Forever Friends of Uganda, Les Amis d’Ouganda, les partenaires d’une organisation caritative de Kampala et, pour la première fois, nos amis de Dream Scheme qui ont pu apporter une contribution significative pour faire face aux coûts.

Réfection de la toiture

C’est un autre projet qui était depuis déjà très longtemps dans nos rêves puis dans les starting blocks. Finalement, des fonds ont été trouvés afin de démarrer la charpente des salles de classe.

La réfection de la toiture de Bubebbere est en cours.

Règlement sur la protection de données personnelles

Les Amis d’ Ouganda sont particulièrement soucieux de protéger les droits de chacun. Nous continuerons à être transparents et honnêtes à l’égard des personnes qui sont sur nos listes de diffusion.

Si vous souhaitez être supprimé de cette liste, merci de nous l’indiquer pour que nous puissions réagir immédiatement.

Keith Mills

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Progrès pour les plus pauvres

L’histoire d’une famille pauvre

Le destin de la famille Nalongo* aurait été bien triste, inévitablement voué à l’échec, sans notre programme de parrainage.

La première fois que nous avons rencontré toute la famille

La vie du père a été perturbée par la guerre et plusieurs membres de sa famille ont été tués dans les années 80. Il a ensuite été infecté par le SIDA et alors qu’il s’affaiblissait et ne pouvait plus travailler, George a offert de l’aider pour soutenir sa famille. La mère Nalongo* a essayé de subvenir au besoin de ses 6 enfants en vendant des légumes sur le marché matinal, mais parfois en ne glanant que quelques shillings, ce qui correspond à moins d’1 € par jour.

Les enfants furent inscrits à l’école primaire, mais souvent renvoyés chez eux car les frais de scolarité, obligatoires en Ouganda pour recevoir une éducation, ne furent pas payés à temps en de nombreuses occasions. Même si après, cinq d’entre eux furent parrainés, le problème n’était pas entièrement résolu parce qu’ils vivent en ville où les coûts sont plus élevés que dans les villages où nous travaillons normalement. C’était encore un autre problème que nous devions surmonter.

À cette période, nous avons craint que les enfants soient définitivement perdus et que le meilleur que l’on pouvait espérer pour eux fût de terminer leurs années scolaires primaires. Cependant, en assistant régulièrement aux cours, leurs résultats ont commencé à s’améliorer. Ils furent incontestablement aidés par les cadeaux qu’ils recevaient souvent de leurs généreux parrains et marraines.

Les quatre enfants les plus âgés aujourd’hui

Maintenant, où en sommes-nous ? Quatre des enfants (peut-être devrais-je maintenant les appeler des étudiants) vont au collège après que leurs parrains et marraines aient généreusement accepté de payer les frais de scolarité supplémentaires nécessaires à ce niveau.

Il y a donc les jumeaux : Patience qui va passer son UCE (examen en fin de 3e) à la fin de l’année et Wasswa qui est dans une classe en dessous sa sœur. Et puis, viennent deux filles Hellen et Sharon qui viennent de passer en 2e année.

La plus jeune Shinan passera son examen de fin de primaire vers la fin de 2018.

La joie de recevoir un cadeau, cette fois-ci des chaussettes

En dépit de leurs difficultés, cette famille est toujours accueillante et gaie. C’est toujours un réel plaisir de les rencontrer lors de nos visites régulières en Ouganda.

*Avoir un nom de famille est peu commun en Ouganda, et vous aurez noté que nous les appelons la famille Nalongo. La mère s’appelle Nalongo car cela signifie « mère de jumeaux ».

Un problème sérieux mais rarement mentionné concernant les filles ougandaises

Il y a de nombreuses raisons qui participent aux mauvais résultats scolaires des filles en Ouganda. Le pays est traditionnellement dominé par une culture patriarcale. Les filles restent à la maison pour faire la cuisine, nettoyer et prendre soin des plus jeunes frères et sœurs. Si la famille peut seulement se permettre de payer l’éducation pour un enfant, c’est le fils qui sera presque toujours privilégié par rapport à la fille. Ensuite il y a les problèmes de mariage très tôt et bien sûr de grossesse.

À cause de tous ces points, nous avons toujours essayé de donner aux filles dans le besoin un petit coup de pouce. Mais il y a un autre problème qui se surajoute et qui est trop souvent occulté.

Chaque mois, beaucoup de jeunes filles vivant dans les zones rurales en Ouganda ne peuvent pas aller pendant plusieurs jours en classe car elles ont leurs menstruations et n’ont aucune protection hygiénique. Il est facile de voir à quel point elles peuvent se sentir humiliées et stigmatisées lorsqu’elles doivent utiliser des morceaux de vieux tee-shirts ou même du papier toilette (si l’école en a) et ensuite attacher un sweat-shirt autour de leur taille pour cacher leur gêne.

Il est difficile pour nous si loin de cette culture de nous rendre compte que cette situation contribue aux résultats scolaires médiocres et même à l’arrêt de la scolarité.

Une partie des articles hygiéniques déjà achetés

Cette année, nous avons utilisé le revenu des adhésions pour envisager un début de réponse à ce problème. Nous avons acheté des serviettes hygiéniques pour aider 50 jeunes filles aussi bien en écoles secondaire que primaire. Cela les aidera tout au long de l’année 2018.

Certificat d’études primaires (CEP)

 Comme je ne suis pas sûr que vous ayez tous à l’esprit le système éducatif ougandais, je me permets de me répéter. Tous les élèves en fin d’années d’école primaire ne passent pas systématiquement en secondaire mais doivent d’abord obtenir un certificat. Je suis heureux de pouvoir vous indiquer que 6 de nos enfants parrainés ont réussi l’examen cette année et que nous sommes parvenus à réunir des parrainages pour que 5 d’entre eux puissent continuer leur éducation. Bravo aux jeunes garçons et filles, et un grand merci aux parrains et marraines.

Enfants recevant des cadeaux

Un matelas et une couverture pour un jeune garçon – complètement ébahi

 Les parrains et marraines vont souvent au-delà de ce que nous leur demandons pour soutenir l’éducation de leur filleul(e). Voici 2 photos de jeunes enfants recevant des cadeaux qui ont été achetés spécialement pour eux.

Harriet montre ses nouvelles fournitures scolaires

La situation de Kenisha est un peu différente. Après avoir été diagnostiqué diabétique, elle a dû quitter Bubebbere car aucun système de santé n’est présent près du village. Elle habite maintenant à Entebbe, mais le coût mensuel de ses médicaments est un vrai gouffre pour les ressources de sa famille. Alors le cadeau de sa marraine ? Le paiement pour son traitement : un cadeau qui sauve une vie.

La marraine de Kenisha l’aide avec ses soins médicaux

Recouvrir le toit du bloc des salles de classe à Bubebbere

 Depuis plus de 2 ans maintenant, nous collectons et accumulons lentement les fonds nécessaires pour payer ces travaux très importants. Si ces travaux ne sont pas bientôt faits, la rénovation que nous avons entreprise à l’intérieur en souffrira. Nous avons encore besoin d’environ 1500 €. Nous sommes déterminés à atteindre notre cible cette année. Tant que nous n’y serons pas arrivés, d’autres projets nécessaires eux aussi doivent être mis sur la touche.

Deux photographies montant l’état catastrophique du toit des salles de classe

Keith Mills

Notre départ de St Lucien et ce qu’il signifie !

Jeanette et moi sommes maintenant installés dans notre nouvelle maison à Stockport. Pour être honnêtes, nous sommes très heureux que le déménagement soit terminé. Ce fut une période difficile et stressante et nous avons pu enfin nous détendre à Noël. Une des choses les plus difficiles a affronté fut que notre maison ici est tellement plus petite que notre belle maison à Saint Lucien qu’il a fallu tasser de tous les côtés.

Nous espérons vraiment que nos amis et parrains/marraines français continueront à soutenir Les Amis d’Ouganda – ce que vous faites pour les aider reste toujours aussi important pour les enfants qui ont tellement peu.

Nous sommes reconnaissants à notre trésorière Céline Romano qui se charge de contrôler tous les aspects financiers en France. Si vous souhaitez faire une donation, elle peut lui être envoyée (détails sur demande) et vous pouvez aussi nous apporter votre soutien sur notre compte MyDonate « Forever Friends of Uganda » en utilisant votre carte de crédit. N’hésitez pas à me contacter si vous n’êtes pas sûr de la démarche mais souhaitez utiliser cette dernière méthode.

Concernant le renouvellement des parrainages, les chèques peuvent être envoyés à Céline ou vous pouvez virer les fonds directement sur notre compte bancaire au Crédit Agricole. Si vous souhaitez de plus amples renseignements, je me tiens à votre disposition. Bien sûr, je vous contacterai quand le moment sera venu.

Merci beaucoup de votre soutien sans faille et de votre compréhension concernant notre nouvelle situation. Nous apprécions vraiment votre aide. Restez en contact avec nous. Nous serons toujours ravis de recevoir de vos nouvelles.

Logement des maîtres/maîtresses

Nous vous avons parlé l’année dernière que les maîtres/maîtresses de Bulumbu rencontraient des problèmes de logement.

« Ils doivent vivre sur place, là où ils enseignent,
dormir dans une classe ou dans l’église,
car il n’y a aucun logement disponible pour eux. »

C’était ici que les maîtres/maîtresses devaient dormir

Cette condition avait spécialement attiré notre attention depuis que nous l’avions constatée de nos propres yeux. C’était une situation inacceptable et d’ailleurs insoutenable.

Je suis aujourd’hui heureux de vous indiquer que des fonds ont été transférés en Ouganda afin de débuter le travail d’un bloc de trois chambres à coucher. Le financement provient de différentes sources : de l’argent provient de notre association en Grande-Bretagne, de nos collègues en France (avec l’appui de nos amis fondateurs de l’association caritative pour l’Ouganda, toujours fidèles) et de nos collègues de Dream Scheme Uganda qui sont parvenus à s’associer aux travaux en tant que partenaire à part entière.

Nous sommes tellement plus forts lorsque nous joignons nos forces.

 

Florence lorsqu’elle était élève en secondaire

L’histoire de Florence Namatali

 Il y a neuf ans, personne n’aurait prédit que Florence aurait d’une manière ou d’une autre un avenir. Elle venait juste de commencer l’avant-dernière année d’école primaire, mais seulement parce que nos collègues l’avaient prise dans leur orphelinat à Bubebbere et prenait soin d’elle autant que leurs fonds limités le permettaient.

Heureusement pour cette charmante petite fille, nous commencions notre programme de parrainage et elle fut parmi les premiers enfants à pouvoir en bénéficier. Elle était régulièrement ou presque première de la classe et fut encouragée à continuer par ses parrains/marraines qui lui achetèrent une couverture et un matelas pour améliorer son confort.

À la fin de la 7e année, elle passa un certificat de fin d’études primaire avec une bonne note qui lui permit facilement de progresser vers le secondaire. Fallait-il encore que le financement fut disponible. À nouveau, ses parrains/marraines sont montés au créneau et ont accordé un soutien financier plus important pour répondre aux dépenses que ce nouveau niveau d’éducation exige.

Florence travailla bien au début, mais les années passant, elle trouva les études de plus en plus difficiles. Cependant, il ne faut pas négliger de parler de son succès car elle a réussi son diplôme de fin d’études secondaires (niveau intermédiaire entre le brevet et le bac).

C’est à ce stade que nous avons pu lui offrir la possibilité d’un futur et d’une carrière sure en lui proposant de suivre une formation d’éducation à la petite enfance à l’Institut professionnel Nangabo, situé à la périphérie de Kampala. Elle put poursuivre ses études grâce à l’engagement de différents parrains/marraines (une fois de plus) et notre partenariat avec la fondation caritative qui est très généreuse et nous soutient de plusieurs manières.

Florence a profité pleinement de cette éducation, réussissant à obtenir la meilleure note. Un excellent résultat pour une jeune fille originaire d’une famille démunie.

Jusque-là, tout était super ! Mais les choses allèrent de mieux en mieux. Après l’obtention de son diplôme, elle fut heureuse de retourner à Bulumbu et de débuter sa carrière dans l’enseignement « à la maison ». Non seulement, elle représente un grand succès en matière d’éducation, mais elle aime aussi son travail. Elle a maintenant progressé et a pris en charge la section maternelle et est devenu l’adjointe de la directrice.

Une maîtresse prospère à Bulumbu

Bravo Florence.
Et merci à vous tous,
vous qui avez aidé à faire de cette histoire un succès.

 

Quelques nouveautés par-ci par-là !

Le bloc terminé des latrines

Les latrines que nous avons financées au début de l’année dernière sont maintenant terminées et en service.

Un petit groupe d’enfants ont pu bénéficier d’un voyage au Centre des animaux sauvages d’Entebbe.

Est-ce qu’un escalier roulant dans un centre commercial est plus impressionnant qu’un animal sauvage pour un enfant qui grandit dans un village ?

Notre prochain mais grand projet sera nécessairement un challenge pour réunir les fonds. Il s’agit de refaire la toiture du bloc de classes de Bubebbere. Les salles ont été rénovées, mais si le toit qui fuit n’est pas remplacé, tout le bon travail sera gâché.

Le toit des salles de classe qui fuit est un risque pour les enfants mais aussi une menace pour les travaux de rénovation déjà terminés.

Le toit des salles de classe qui fuit est un risque pour les enfants mais aussi une menace pour les travaux de rénovation déjà terminés.

Les enfants sont toujours heureux quand leurs parrains et marraines leur achètent un cadeau (ou deux !)

Bonne année à tous.

Keith Mills

Grand changement pour nous et pour Les Amis d’Ouganda

Bon nombre d’entre vous le savent déjà, mais je suis sûr que certains ne le savent pas encore, après 23 ans passés à St. Lucien, Jeanette et moi retournerons habiter en Angleterre, probablement avant la fin de cette année. Nous avons passé de nombreuses années en France, qui furent très heureuses, en travaillant à nos chambres d’hôtes et gîte, avec Les Amis d’Ouganda et avec des amis, ce qui en résumé revient à dire que la décision ne fut pas simple à prendre. Cependant, à la fin, nous croyons que ce déménagement est une bonne chose à ce stade de nos vies, bien qu’une partie de nous-même soit très triste de partir.

Peu après notre arrivée à St. Lucien. N’avons-nous pas l’air jeune ?

J’espère que cela ne fera pas de grande différence pour les parrains et marraines qui participent à l’éducation des enfants en Ouganda et pour ceux qui font des donations à notre bonne cause. Les enfants que vous aidez ont toujours besoin de votre engagement et nous sommes sûrs que vous continuerez à les soutenir dans leur éducation.

Durant ses nombreuses années, un bon nombre de Britanniques ont soutenu notre association caritative française, Les Amis d’Ouganda, et j’ai tout organisé ici à St. Lucien. Je souhaite conserver le côté français et continuer à œuvrer bien que nous ne soyons plus dans le même pays.

Ce qui veut dire que je ne serai pas présent pour participer à l’organisation d’événements, en particulier notre Balade Contée annuelle, qui m’a toujours donné beaucoup de plaisir et qui nous a permis de collecter des fonds sur 12 ans.

Du côté positif, nous sommes en train de développer notre association caritative britannique, Forever Friends of Uganda, et nous avons déjà tiré des bénéfices de manifestations et événements de l’autre côté de la Manche.

Une fois que tout sera en place, nous vous recontacterons tous et nous vous indiquerons les détails sur la manière dont nous projetons d’organiser les choses.

Un grand merci à tout le monde pour votre soutien au cours de ces 15 dernières années. Je vous assure que la différence, qui a été réalisée dans certains villages ougandais vraiment très pauvres, est considérable. Mon seul désir est de faire avancer ce progrès et de lui donner de plus en plus de vigueur.

Cette année en Ouganda

Bonnes nouvelles

Récemment l’Inspection des finances publiques nous a officiellement informés que Les Amis d’Ouganda peuvent contribuer à une réduction d’impôts pour nos donateurs. La seule chose que vous devez faire, c’est attacher le reçu, que nous vous envoyons pour vos contributions, à votre déclaration d’impôts.

Tombola annuelle

Bien que nous ne puissions pas organiser le Balade Contée cette année, nous continuons à organiser notre programme/tombola annuelle. Le revenu de la publicité et la vente des programmes génèrent des fonds très importants. Nous projetons de réaliser le tirage au sort de la tombola fin octobre. Merci de nous aider en achetant et/ou en vendant autant de programmes que possible.

Tombola des Amis d’Ouganda

Les nouvelles latrines de Bulumbu

Voilà un autre projet notable terminé. L’école a maintenant la possibilité d’utiliser les nouvelles latrines dont elle avait un réel besoin. La construction a encore besoin d’être enduite, mais le bâtiment est maintenant ouvert.

Trois photographies de la construction des latrines

Logement des maîtres/maîtresses

Durant notre visite en Ouganda au début de l’année, nous avons été absolument ravis d’ouvrir le nouveau bloc de salles de classe à Bulumbu, de rencontrer les filles et garçons parrainés et de constater le progrès qui est accompli pour l’éducation de ces enfants miséreux.

Cela étant dit, nos écoles sont toujours très pauvres et leur revenu insuffisant pour subvenir aux besoins et aux choses manquantes. Un souci important est le recrutement de maîtres/maîtresses compétents. L’argent pour payer les salaires est une partie de ce problème, mais aussi l’endroit isolé où se trouvent nos écoles. Ces jeunes hommes et femmes ne sont pas enclins à s’installer dans des villages retirés.

Mais le problème de savoir où le corps enseignant peut vivre, si ces personnes ne sont pas du coin, est aussi important que les autres. Une des choses qui nous a dérangés le plus sur place est le manque d’endroit pour dormir. En ce moment, deux personnes dorment dans une des nouvelles salles de classe ce qui signifie bien sûr qu’elles doivent dégager l’endroit et enlever leurs possessions chaque matin avant que les leçons commencent. D’autres dorment dans l’église voisine. Pas vraiment la situation idéale !

Donc… nous avons l’intention de démarrer la construction d’un bloc de trois petites chambres afin d’améliorer la situation. Ce sera notre prochain appel pour recueillir des fonds.

Une petite fille très heureuse a reçu un cadeau offert par sa marraine.

Éducation universitaire

Notre première étudiante parrainée qui poursuit des études à l’université a déjà effectuée sa deuxième année à Kyambogo, Kampala. Nous sommes heureux d’ajouter que deux autres jeunes femmes qui ont été parrainées depuis l’école primaire jusqu’aux études au lycée ont reçu d’excellents résultats à l’équivalent du baccalauréat ougandais.

Maria Nanyonga avec Danny

Ainsi nous sommes enchantés de partager avec vous cette bonne nouvelle : Diana Nakimbugwe est entrée à l’université de Mbarara où elle étudie la médecine et Maria Nanyonga étudie pour obtenir une licence de droit à l’université internationale de Kampala.

Diana Nakimbugwe

Nos félicitations et une bonne continuation vont à chacune des trois.

Mise à jour de nos progrès

Rénovation d’une salle de classe à Bubebbere

La rénovation des salles de classe est en cours.

Au cours des deux dernières années, nous avons lentement entrepris la rénovation des 7 salles de classe de Bubebbere qui étaient en très mauvais état. Nous avons récemment transféré les fonds pour attaquer la dernière phase de travail sur la septième.

Le toit sur le bloc des salles de classe a un besoin urgent de remplacement.

Une fois que le tout a été réparé, nous devons trouver des fonds pour refaire le toit de tout le bloc. Les tôles de la toiture fuient et sans ces derniers travaux, les pluies menacent d’abîmer le bon travail déjà réalisé.

 

À l’ordre du jour

  1. Une nouvelle cuisine à Bulumbu

 

La nouvelle cuisine

La plupart d’entre vous savent que l’ancienne cuisine a été détruite durant un orage et son remplacement – juste comme la précédente – ne fut qu’un expédient provisoire de plus. Si l’on compare aux normes occidentales, elle reste très basique avec une cheminée à alimenter en bois à l’intérieur de la pièce, mais c’est une grande amélioration pour les femmes qui doivent faire la cuisine ici. Il manque toujours une porte et des fenêtres, mais au moins elle est utilisable.

Les enfants attendent leur gruau du déjeuner

Nous aurions certainement lutté longtemps pour réaliser cette construction. Mais c’était sans compter sur de très généreux donateurs qui ont mis à disposition les fonds nécessaires pour la construction de cette nouvelle pièce si importante.

Les femmes faisant la cuisine pour nous lors de notre première visite à Bulumbu

Juste comme info… Lorsque nous avons visité le village la première fois, les femmes ont cuisiné pour nous sous un arbre dans le sol.

 

  1. Nouvelles latrines à Bulumbu

L’argent qui a récemment été collecté par nos amis de l’école primaire de Westwood nous a permis d’envoyer des fonds pour la création de nouvelles latrines à Bulumbu. Celles existantes ne suffisent pas et sont trop près des salles de classes et du réservoir d’eau.

Plus d’informations suivront dans un avenir proche.

Tombola/programme pour collecter de l’argent

Notre programme pour la tombola vient juste d’être imprimé et nous invitons tout le monde à aider notre cause en achetant et en vendant autant de copies que possibles.

Nous avons vraiment besoin du revenu tiré de cette vente pour fournir un logement aux maîtres et maîtresses des écoles de Bulumbu. Actuellement, certains d’entre eux dorment dans une salle de classe qui doit être dégagée chaque matin et préparée pour les leçons et d’autres ont des lits dans l’église voisine. C’est vraiment inapproprié et cela n’aide pas nos collègues dans leur recherche de personnel qualifié.

Merci à chacun d’entre vous qui avez aidé jusqu’ici : à ceux qui ont payé la publicité, ceux qui ont fourni des prix pour la tombola et à Bray Construction Métallique de Nolléval pour l’impression des copies pour nous.

 

Daniel Kato

Ce jeune homme, qui a été parrainé depuis ses débuts en école primaire, a eu de sérieux problèmes de santé sur plusieurs années, mais avec la persévérance et l’appui de son parrain, il a continué bravement.

Cette année il s’est vu offrir une place dans un cours professionnel de vidéographie, mais il ne pouvait pas y prendre part car il n’avait pas d’ordinateur portable. Naturellement, il ne pouvait pas se permettre d’en acheter un. Grâce à quelques généreuses donations, nous avons pu nous en procurer un. Vous l’avez aidé avec votre engagement, et il est maintenant en train d’en apprécier toutes les possibilités.

 

Merci de votre aide

Notre visite en Ouganda en 2017 et notre reportage photo

Notre premier grand plaisir fut de retrouver et discuter avec nos amis et collègues, la famille Senyonga.

1. Notre première réunion le premier jour avec George, Berna, James, Esther et Maria

Une première tâche – et d’ailleurs, vraiment très plaisante – fut d’assister à l’inauguration du nouveau centre de formation professionnelle du Golden College Nsaggu. Le projet en est à ses premiers balbutiements, mais a un énorme potentiel en matière de changement et d’amélioration des vies d’un grand nombre de jeunes.

Ma tentative pour parler ougandais à l’assemblée

En tout cas, George et Berna se sont bien amusés.

Les élèves exhibant fièrement les t-shirts que nous avons donnés

Le corps étudiant

Début des activités de formation

Rencontre des élèves parrainés du Golden

Certains des élèves les plus âgés sont éparpillés dans la région. Cela signifie beaucoup de déplacement pour les rencontrer.

Zachaeus travaille bien dans sa nouvelle école

Joweria est partie de Kampala, mais connait un grand succès dans sa nouvelle école où elle est présidente des élèves.

Le lien tissé entre les clubs sportifs FC Stockport County (GB) et Maganjo Wisdom Academy (Ouganda) a grandi et s’est renforcé durant ses 10 dernières années. Nos remerciements vont au comité sportif du SCFC Community Foundation pour leur don de survêtements.

Les garçons exhibant leurs survêtements offerts par Stockport County Community Foundation.

La prochaine génération de footballers ?

Le groupe de scout de Bulumbu nous a rencontrés sur la route et nous a menés « lentement » vers l’école.

Il y a dix ans il n’y avait même pas une école à Bulumbu – rien du tout. Maintenant il existe une école qui fonctionne bien et, grâce à l’aide financière de généreux donateurs, elle comporte deux bâtiments avec chacun 3 salles de classe. Nous avons été très heureux de pouvoir participer à l’inauguration officielle de la deuxième partie de ces bâtiments. L’occasion fut encore bien plus mémorable grâce à la présence d’un groupe de ces donateurs.

Les enfants se sont réunis pour nous accueillir.

Parmi les invités

En train de couper le « ruban » pour ouvrir officiellement le nouveau bloc de salles de classe.

Une partie importante de notre temps à Kampala est consacrée aux visites de divers villages d’artisanat pour acheter des articles et négocier à bâtons rompus.

En train d’acheter de l’artisanat

Un village d’artisanat à Kampala

Avec environ 75 enfants parrainés soit en école maternelle soit en primaire, l’une des tâches importantes est de nous assurer que nous rencontrons un maximum de ses jeunes enfants.

Alex Sekibule

Gerald Tendo

Rose Nalukwago

Notre dernier événement officiel fut à Bubebbere où bon nombre de chants préparés par les enfants et « naturellement de discours » ne nous laissèrent pas indifférents.

Les élèvent de Bubebbere se préparent à nous divertir

Un développement majeur est à souligné : nos élèves parrainés peuvent maintenant bénéficier d’une formation professionnelle qui améliorera leur chance de trouver un emploi. Ceci ne signifie pas que nous négligeons la réussite universitaire. Nous avons déjà une jeune femme à l’université et deux autres espoirs qui se concrétiseront à la fin de cette année.

Brenda n’a pas pu aller en secondaire. Maintenant, elle suit une formation de coiffure/esthéticienne.

Tamale suit un cours dans le bâtiment et la construction.

Polline est la dernière jeune femme à fréquenter l’institut professionnel de Nangabo. Elle deviendra maîtresse en maternelle.

Le Café Victoria sur les bords du lac à Entebbe est l’un de nos passages obligés pour déguster un plat de poisson et prendre un peu de bon temps. Nous nous y sommes arrêtés durant le trajet de retour menant à l’aéroport avant notre départ d’Ouganda.

Poissons (tilapia) et frites sur les bords du lac Victoria.

En conclusion, nous souhaitons remercier James Ssenyonga qui nous a accompagnés tout au long de nos deux semaines dans le pays. Ce n’était pas seulement utile de l’avoir avec nous, mais également un grand plaisir. Le voici qui savoure le fruit du jacquier.

James appréciant un quartier de pomme de jacque.

L’histoire de Keith (deuxième partie)

À cette époque, le réseau Dream Scheme était beaucoup plus grand qu’il n’est aujourd’hui et au fil des années, nous avons pu établir une large gamme de dispositifs d’autosuffisance tels que couture et élevage de porcs et poulets en particulier. Notre dessein derrière ces dispositifs d’aide est de permettre aux enfants d’acquérir des compétences qui doivent les aider plus tard dans la vie, particulièrement si leur éducation s’arrête alors qu’ils sont encore très jeunes – ce qui est toujours le cas.

Un projet d'autosuffisance.

Un projet d’autosuffisance.

Étant donné les circonstances et la pauvreté dans les villages, il était étonnant de constater que certains de ces enfants pouvaient malgré tout aller à l’école. Assurément, l’un des développements le plus significatif de notre action fut le début des parrainages d’enfants qui démarra doucement au milieu de l’année 2006.

Le nombre d’orphelins était très élevé, le SIDA ayant emporté tellement d’hommes et femmes de la génération de leurs parents. Souvent ils vivaient chez leurs grands-parents et quand ils advenaient que ceux-ci aussi décèdent, les enfants pouvaient être dispersés bien loin de leur lieu d’origine chez un des membres de la famille qui acceptait de les prendre. Si cette dernière option n’existait pas alors ils devaient travailler tandis qu’ils étaient encore à l’âge d’être écolier en primaire.

Même les plus chanceux ont des travaux à faire avant et après l’école comme aller chercher de l’eau, s’occuper de leurs plus jeunes frères et sœurs et travailler dans le jardin familial.

Un programme de soutien communautaire permettant de fournir de l'eau au village.

Un programme de soutien communautaire permettant de fournir de l’eau au village.

Juste aller à l’école peut être un vrai défi. Ils doivent bien sûr marcher, souvent sur plusieurs kilomètres. Cela peut représenter un effort surhumain particulièrement pour un enfant de six ans qui est sous-alimenté. Mais durant la saison des pluies, les routes sont si traîtresses, que ce n’est pas surprenant qu’ils n’aillent pas toujours à l’école.

Ils doivent également payer leurs frais de scolarité. D’après nos critères, cela semble très peu, mais souvent les enfants arrivent à l’école au début du trimestre avec un poulet ou quelques légumes à la place du montant nécessaire. Souvent nos collègues les acceptent. Cependant, sans argent, il n’y a rien pour payer les professeurs. Comment attirez du personnel efficace et qualifié, quand il est possible que les salaires ne soient pas versés ?

Ainsi les personnes qui parrainent un ou plusieurs enfants font bien plus qu’elles ne le pensent. Elles donnent non seulement une éducation aux enfants, mais elles participent aussi à la stabilité et au futur des écoles. Ainsi, toute la communauté bénéficie de l’action caritative qui rend progressivement les villages plus viables.

Bien que nous avions beaucoup de parrainages britanniques, nous étions officiellement et jusqu’à tout récemment une association caritative française. L’avantage était que nous avions la possibilité de demander une subvention en contactant les administrations publiques (APUL) de la région Normandie et de notre département, la Seine Maritime. Ces subventions et les manifestations, que nous avons organisées au cours des années, nous ont permis d’augmenter nos actions.

La « route » pour atteindre les maisons des familles de Bubebbere.

La « route » pour atteindre les maisons des familles de Bubebbere.

Si un jour vous nous joignez pour une visite à Bubebbere, vous verrez une très grande pauvreté. Nous la voyons aussi, mais nous voyons au-delà. Nous sommes témoins des progrès : les salles de classe qui n’étaient pas là, le logement des professeurs, la cuisine, le hall de l’école. Et il ne faut pas oublier l’approvisionnement en eau et les panneaux solaires du hall et de l’orphelinat. Lors de notre première visite, il n’y avait rien du tout à Bulumbu. Aujourd’hui, il y a une école qui fonctionne.

Notre première fille parrainée à atteindre l'université. Ici sur la photo, elle était encore à l'école primaire.

Notre première fille parrainée à atteindre l’université. Ici sur la photo, elle était encore à l’école primaire.

Le programme de parrainage a apporté son soutien d’année en année. Au début, tous nos enfants étaient à l’école maternelle ou primaire. Maintenant nous avons plus de 20 étudiants au niveau secondaire ; nous avons aidé à former des instituteurs(trices) (dont l’une est aujourd’hui adjointe du principal à Bulumbu), des coiffeuses et un soudeur. Et maintenant nous sommes tellement fiers qu’une de nos filleules soit entrée à l’université.

Cela semble bien, et d’ailleurs, c’est vraiment bien, mais ce n’est pas encore assez. Il y a tellement plus à faire si nous voulons réaliser ce rêve d’aider nos collègues à devenir totalement autosuffisant de sorte qu’ils n’aient plus besoin de nous. C’est pour cette autosubsistance que nous les avons soutenus avec deux programmes écologiques durables tels que les nouvelles machines pour fabriquer des briques et les plantations de forêt. Ces deux réalisations sont bonnes pour l’environnement et aideront à apporter un revenu qui est absolument nécessaire.

Pour nous aider à réaliser ce rêve, nous avons décidé (l’année dernière) de séparer les deux bras de notre action. Jusque-là, tout avait été sous l’égide des Amis d’ Ouganda et notre travail en Grande-Bretagne était sur une base officieuse. Ce n’était pas suffisant pour nous permettre d’atteindre nos buts. Ce ne fut pas une transition facile, mais finalement en juin 2016, notre demande de statut officiel a été approuvée par la Charity Commission.

Le plus grand défi fut de séparer les finances des deux associations. Il y a eu des moments où j’étais désespéré et pensait que les choses ne se ferait pas ; mais il le fallait, alors pas de « si » ni de « mais » !

Maintenant nous devons travailler pour achever ce qui a été commencé.

Une autre visite dans une maison, avec quelques-uns des premiers enfants parrainés.

Une autre visite dans une maison, avec quelques-uns des premiers enfants parrainés.

Comme ce récit est censé être l’« histoire de Keith », ce n’est peut-être pas trop égocentrique de vous raconter mon (notre) parcours. Jeanette et moi avons commencé nos carrières dans l’enseignement à Manchester avant de partir pour la Zambie et ensuite l’Ouganda où nous avons enseigné dans différentes écoles. C’est qu’après huit années passées en Afrique, on peut dire que je l’ai dans le sang. Nous avons adoré ces années.

Cependant, en 1974, l’heure du retour vers Stockport avait sonné. Nos garçons étaient heureux à l’école d’Entebbe, mais avaient besoin d’une meilleure stabilité sur le long terme et j’avais en poche une offre pour reprendre mes études. En plus, vivre en Ouganda sous le régime d’Idi Amin Dada devenait de plus en plus difficile. Pour faire un aparté, nous avons enseigné dans son village natal et je l’ai même rencontré deux fois (et survécu pour vous le dire) mais c’est une autre histoire, pour un autre jour peut-être !

1972. La famille Mills avec nos vieux amis, Charles et Kevina Ssentamu. Nous les rencontrons à chacune de nos visites en Ouganda.

1972. La famille Mills avec nos vieux amis, Charles et Kevina Ssentamu. Nous les rencontrons à chacune de nos visites en Ouganda.

Nous avons repris nos carrières dans l’enseignement à Stockport et à Manchester. J’ai toujours eu un vrai engouement pour le football et la Zambie ainsi que l’Ouganda m’ont aidé à me former en tant qu’arbitre. Avant même de m’en apercevoir, j’étais devenu le premier secrétaire et ensuite, le président de l’association des arbitres de Stockport.

Je crois que le côté convivial du football est extrêmement important c’est pourquoi j’ai gardé une véritable passion pour le club de Stockport qui a débuté sa carrière vers la fin des années 40. Aujourd’hui, les supporters ainsi que le club sont des inconditionnels de notre action et soutiennent Forever Friends of Uganda et ses activités.

Voici ma trajectoire du côté sportif, si vous me permettez de l’appeler ainsi, qui m’a permis de faire partie d’une superbe communauté, de faire des appels aux dons pour une association caritative contre le cancer en prenant part à des marathons.

Durant ma carrière, j’ai favorisé l’art dramatique dans les écoles et l’ai complètement embrassé à l’âge adulte aussi bien en Zambie et à Stockport au théâtre Garrick où nous avons passé beaucoup d’heures enjouées.

Les gens me demandent régulièrement ce que j’ai enseigné. En général je réponds : « J’ai roulé ma bosse, par monts et par vaux. Et comme pierre qui roule n’amasse pas mousse, j’ai roulé si vite que personne n’a réussi à m’attraper ». Durant mes premières années j’officiais comme professeur d’histoire avant de passer à l’anglais et de devenir chef de département (attaché).

De retour en Angleterre, je me suis spécialisé dans l’enseignement de l’anglais comme langue étrangère. Le dernier passage, après une année à l’université, fut dans l’éducation spécialisée à Manchester et Bolton où l’une de mes dernières actions fut de fonder la branche de Bolton de NASEN (Association nationale spécialisée pour l’éducation des élèves en situation de handicap).

À la fin, j’ai été forcé de prendre ma retraite anticipée pour des raisons de santé. Heureusement, cette maladie est guérie mais bien trop tard pour que je puisse espérer retourner dans les salles de classe. C’est pourquoi pendant ses dernières 22 années, nous avons accueilli, Jeanette et moi, des vacanciers dans notre gîte et dans notre propre maison où nous avons ouvert des chambres d’hôtes avec table d’hôtes… pour ceux et celles qui aiment prendre des risques !!! Même cette période se termine aussi car nous avons atteint un âge où nous avons finalement décidé de nous retirer.

Mais pas des Amis d’Ouganda/Forever Friends of Uganda ! Il reste encore beaucoup de choses à réaliser et nous espérons continuer encore de nombreuses années. Veuillez me pardonner d’être si indulgent alors que je partage une partie de mon histoire avec vous. On nous demande souvent d’où on vient, ce que nous avons fait, etc. Alors ce petit récit apportera certainement des réponses aux nombreuses questions que vous vous posez.

Chez une famille dont les enfants vont à l'école primaire Little Angels, maison à Bubebbere.

Chez une famille dont les enfants vont à l’école primaire Little Angels, maison à Bubebbere.

Merci de continuer à nous soutenir dans notre travail et notre action.

Nous savons combien votre soutien est apprécié par nos amis et collègues ougandais et pour les enfants, nous sommes tous là pour les aider.

Première partie de l’histoire de Keith Mills