Grand changement pour nous et pour Les Amis d’Ouganda

Bon nombre d’entre vous le savent déjà, mais je suis sûr que certains ne le savent pas encore, après 23 ans passés à St. Lucien, Jeanette et moi retournerons habiter en Angleterre, probablement avant la fin de cette année. Nous avons passé de nombreuses années en France, qui furent très heureuses, en travaillant à nos chambres d’hôtes et gîte, avec Les Amis d’Ouganda et avec des amis, ce qui en résumé revient à dire que la décision ne fut pas simple à prendre. Cependant, à la fin, nous croyons que ce déménagement est une bonne chose à ce stade de nos vies, bien qu’une partie de nous-même soit très triste de partir.

Peu après notre arrivée à St. Lucien. N’avons-nous pas l’air jeune ?

J’espère que cela ne fera pas de grande différence pour les parrains et marraines qui participent à l’éducation des enfants en Ouganda et pour ceux qui font des donations à notre bonne cause. Les enfants que vous aidez ont toujours besoin de votre engagement et nous sommes sûrs que vous continuerez à les soutenir dans leur éducation.

Durant ses nombreuses années, un bon nombre de Britanniques ont soutenu notre association caritative française, Les Amis d’Ouganda, et j’ai tout organisé ici à St. Lucien. Je souhaite conserver le côté français et continuer à œuvrer bien que nous ne soyons plus dans le même pays.

Ce qui veut dire que je ne serai pas présent pour participer à l’organisation d’événements, en particulier notre Balade Contée annuelle, qui m’a toujours donné beaucoup de plaisir et qui nous a permis de collecter des fonds sur 12 ans.

Du côté positif, nous sommes en train de développer notre association caritative britannique, Forever Friends of Uganda, et nous avons déjà tiré des bénéfices de manifestations et événements de l’autre côté de la Manche.

Une fois que tout sera en place, nous vous recontacterons tous et nous vous indiquerons les détails sur la manière dont nous projetons d’organiser les choses.

Un grand merci à tout le monde pour votre soutien au cours de ces 15 dernières années. Je vous assure que la différence, qui a été réalisée dans certains villages ougandais vraiment très pauvres, est considérable. Mon seul désir est de faire avancer ce progrès et de lui donner de plus en plus de vigueur.

Cette année en Ouganda

Bonnes nouvelles

Récemment l’Inspection des finances publiques nous a officiellement informés que Les Amis d’Ouganda peuvent contribuer à une réduction d’impôts pour nos donateurs. La seule chose que vous devez faire, c’est attacher le reçu, que nous vous envoyons pour vos contributions, à votre déclaration d’impôts.

Tombola annuelle

Bien que nous ne puissions pas organiser le Balade Contée cette année, nous continuons à organiser notre programme/tombola annuelle. Le revenu de la publicité et la vente des programmes génèrent des fonds très importants. Nous projetons de réaliser le tirage au sort de la tombola fin octobre. Merci de nous aider en achetant et/ou en vendant autant de programmes que possible.

Tombola des Amis d’Ouganda

Les nouvelles latrines de Bulumbu

Voilà un autre projet notable terminé. L’école a maintenant la possibilité d’utiliser les nouvelles latrines dont elle avait un réel besoin. La construction a encore besoin d’être enduite, mais le bâtiment est maintenant ouvert.

Trois photographies de la construction des latrines

Logement des maîtres/maîtresses

Durant notre visite en Ouganda au début de l’année, nous avons été absolument ravis d’ouvrir le nouveau bloc de salles de classe à Bulumbu, de rencontrer les filles et garçons parrainés et de constater le progrès qui est accompli pour l’éducation de ces enfants miséreux.

Cela étant dit, nos écoles sont toujours très pauvres et leur revenu insuffisant pour subvenir aux besoins et aux choses manquantes. Un souci important est le recrutement de maîtres/maîtresses compétents. L’argent pour payer les salaires est une partie de ce problème, mais aussi l’endroit isolé où se trouvent nos écoles. Ces jeunes hommes et femmes ne sont pas enclins à s’installer dans des villages retirés.

Mais le problème de savoir où le corps enseignant peut vivre, si ces personnes ne sont pas du coin, est aussi important que les autres. Une des choses qui nous a dérangés le plus sur place est le manque d’endroit pour dormir. En ce moment, deux personnes dorment dans une des nouvelles salles de classe ce qui signifie bien sûr qu’elles doivent dégager l’endroit et enlever leurs possessions chaque matin avant que les leçons commencent. D’autres dorment dans l’église voisine. Pas vraiment la situation idéale !

Donc… nous avons l’intention de démarrer la construction d’un bloc de trois petites chambres afin d’améliorer la situation. Ce sera notre prochain appel pour recueillir des fonds.

Une petite fille très heureuse a reçu un cadeau offert par sa marraine.

Éducation universitaire

Notre première étudiante parrainée qui poursuit des études à l’université a déjà effectuée sa deuxième année à Kyambogo, Kampala. Nous sommes heureux d’ajouter que deux autres jeunes femmes qui ont été parrainées depuis l’école primaire jusqu’aux études au lycée ont reçu d’excellents résultats à l’équivalent du baccalauréat ougandais.

Maria Nanyonga avec Danny

Ainsi nous sommes enchantés de partager avec vous cette bonne nouvelle : Diana Nakimbugwe est entrée à l’université de Mbarara où elle étudie la médecine et Maria Nanyonga étudie pour obtenir une licence de droit à l’université internationale de Kampala.

Diana Nakimbugwe

Nos félicitations et une bonne continuation vont à chacune des trois.

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Mise à jour de nos progrès

Rénovation d’une salle de classe à Bubebbere

La rénovation des salles de classe est en cours.

Au cours des deux dernières années, nous avons lentement entrepris la rénovation des 7 salles de classe de Bubebbere qui étaient en très mauvais état. Nous avons récemment transféré les fonds pour attaquer la dernière phase de travail sur la septième.

Le toit sur le bloc des salles de classe a un besoin urgent de remplacement.

Une fois que le tout a été réparé, nous devons trouver des fonds pour refaire le toit de tout le bloc. Les tôles de la toiture fuient et sans ces derniers travaux, les pluies menacent d’abîmer le bon travail déjà réalisé.

 

À l’ordre du jour

  1. Une nouvelle cuisine à Bulumbu

 

La nouvelle cuisine

La plupart d’entre vous savent que l’ancienne cuisine a été détruite durant un orage et son remplacement – juste comme la précédente – ne fut qu’un expédient provisoire de plus. Si l’on compare aux normes occidentales, elle reste très basique avec une cheminée à alimenter en bois à l’intérieur de la pièce, mais c’est une grande amélioration pour les femmes qui doivent faire la cuisine ici. Il manque toujours une porte et des fenêtres, mais au moins elle est utilisable.

Les enfants attendent leur gruau du déjeuner

Nous aurions certainement lutté longtemps pour réaliser cette construction. Mais c’était sans compter sur de très généreux donateurs qui ont mis à disposition les fonds nécessaires pour la construction de cette nouvelle pièce si importante.

Les femmes faisant la cuisine pour nous lors de notre première visite à Bulumbu

Juste comme info… Lorsque nous avons visité le village la première fois, les femmes ont cuisiné pour nous sous un arbre dans le sol.

 

  1. Nouvelles latrines à Bulumbu

L’argent qui a récemment été collecté par nos amis de l’école primaire de Westwood nous a permis d’envoyer des fonds pour la création de nouvelles latrines à Bulumbu. Celles existantes ne suffisent pas et sont trop près des salles de classes et du réservoir d’eau.

Plus d’informations suivront dans un avenir proche.

Tombola/programme pour collecter de l’argent

Notre programme pour la tombola vient juste d’être imprimé et nous invitons tout le monde à aider notre cause en achetant et en vendant autant de copies que possibles.

Nous avons vraiment besoin du revenu tiré de cette vente pour fournir un logement aux maîtres et maîtresses des écoles de Bulumbu. Actuellement, certains d’entre eux dorment dans une salle de classe qui doit être dégagée chaque matin et préparée pour les leçons et d’autres ont des lits dans l’église voisine. C’est vraiment inapproprié et cela n’aide pas nos collègues dans leur recherche de personnel qualifié.

Merci à chacun d’entre vous qui avez aidé jusqu’ici : à ceux qui ont payé la publicité, ceux qui ont fourni des prix pour la tombola et à Bray Construction Métallique de Nolléval pour l’impression des copies pour nous.

 

Daniel Kato

Ce jeune homme, qui a été parrainé depuis ses débuts en école primaire, a eu de sérieux problèmes de santé sur plusieurs années, mais avec la persévérance et l’appui de son parrain, il a continué bravement.

Cette année il s’est vu offrir une place dans un cours professionnel de vidéographie, mais il ne pouvait pas y prendre part car il n’avait pas d’ordinateur portable. Naturellement, il ne pouvait pas se permettre d’en acheter un. Grâce à quelques généreuses donations, nous avons pu nous en procurer un. Vous l’avez aidé avec votre engagement, et il est maintenant en train d’en apprécier toutes les possibilités.

 

Merci de votre aide

Notre visite en Ouganda en 2017 et notre reportage photo

Notre premier grand plaisir fut de retrouver et discuter avec nos amis et collègues, la famille Senyonga.

1. Notre première réunion le premier jour avec George, Berna, James, Esther et Maria

Une première tâche – et d’ailleurs, vraiment très plaisante – fut d’assister à l’inauguration du nouveau centre de formation professionnelle du Golden College Nsaggu. Le projet en est à ses premiers balbutiements, mais a un énorme potentiel en matière de changement et d’amélioration des vies d’un grand nombre de jeunes.

Ma tentative pour parler ougandais à l’assemblée

En tout cas, George et Berna se sont bien amusés.

Les élèves exhibant fièrement les t-shirts que nous avons donnés

Le corps étudiant

Début des activités de formation

Rencontre des élèves parrainés du Golden

Certains des élèves les plus âgés sont éparpillés dans la région. Cela signifie beaucoup de déplacement pour les rencontrer.

Zachaeus travaille bien dans sa nouvelle école

Joweria est partie de Kampala, mais connait un grand succès dans sa nouvelle école où elle est présidente des élèves.

Le lien tissé entre les clubs sportifs FC Stockport County (GB) et Maganjo Wisdom Academy (Ouganda) a grandi et s’est renforcé durant ses 10 dernières années. Nos remerciements vont au comité sportif du SCFC Community Foundation pour leur don de survêtements.

Les garçons exhibant leurs survêtements offerts par Stockport County Community Foundation.

La prochaine génération de footballers ?

Le groupe de scout de Bulumbu nous a rencontrés sur la route et nous a menés « lentement » vers l’école.

Il y a dix ans il n’y avait même pas une école à Bulumbu – rien du tout. Maintenant il existe une école qui fonctionne bien et, grâce à l’aide financière de généreux donateurs, elle comporte deux bâtiments avec chacun 3 salles de classe. Nous avons été très heureux de pouvoir participer à l’inauguration officielle de la deuxième partie de ces bâtiments. L’occasion fut encore bien plus mémorable grâce à la présence d’un groupe de ces donateurs.

Les enfants se sont réunis pour nous accueillir.

Parmi les invités

En train de couper le « ruban » pour ouvrir officiellement le nouveau bloc de salles de classe.

Une partie importante de notre temps à Kampala est consacrée aux visites de divers villages d’artisanat pour acheter des articles et négocier à bâtons rompus.

En train d’acheter de l’artisanat

Un village d’artisanat à Kampala

Avec environ 75 enfants parrainés soit en école maternelle soit en primaire, l’une des tâches importantes est de nous assurer que nous rencontrons un maximum de ses jeunes enfants.

Alex Sekibule

Gerald Tendo

Rose Nalukwago

Notre dernier événement officiel fut à Bubebbere où bon nombre de chants préparés par les enfants et « naturellement de discours » ne nous laissèrent pas indifférents.

Les élèvent de Bubebbere se préparent à nous divertir

Un développement majeur est à souligné : nos élèves parrainés peuvent maintenant bénéficier d’une formation professionnelle qui améliorera leur chance de trouver un emploi. Ceci ne signifie pas que nous négligeons la réussite universitaire. Nous avons déjà une jeune femme à l’université et deux autres espoirs qui se concrétiseront à la fin de cette année.

Brenda n’a pas pu aller en secondaire. Maintenant, elle suit une formation de coiffure/esthéticienne.

Tamale suit un cours dans le bâtiment et la construction.

Polline est la dernière jeune femme à fréquenter l’institut professionnel de Nangabo. Elle deviendra maîtresse en maternelle.

Le Café Victoria sur les bords du lac à Entebbe est l’un de nos passages obligés pour déguster un plat de poisson et prendre un peu de bon temps. Nous nous y sommes arrêtés durant le trajet de retour menant à l’aéroport avant notre départ d’Ouganda.

Poissons (tilapia) et frites sur les bords du lac Victoria.

En conclusion, nous souhaitons remercier James Ssenyonga qui nous a accompagnés tout au long de nos deux semaines dans le pays. Ce n’était pas seulement utile de l’avoir avec nous, mais également un grand plaisir. Le voici qui savoure le fruit du jacquier.

James appréciant un quartier de pomme de jacque.

L’histoire de Keith (deuxième partie)

À cette époque, le réseau Dream Scheme était beaucoup plus grand qu’il n’est aujourd’hui et au fil des années, nous avons pu établir une large gamme de dispositifs d’autosuffisance tels que couture et élevage de porcs et poulets en particulier. Notre dessein derrière ces dispositifs d’aide est de permettre aux enfants d’acquérir des compétences qui doivent les aider plus tard dans la vie, particulièrement si leur éducation s’arrête alors qu’ils sont encore très jeunes – ce qui est toujours le cas.

Un projet d'autosuffisance.

Un projet d’autosuffisance.

Étant donné les circonstances et la pauvreté dans les villages, il était étonnant de constater que certains de ces enfants pouvaient malgré tout aller à l’école. Assurément, l’un des développements le plus significatif de notre action fut le début des parrainages d’enfants qui démarra doucement au milieu de l’année 2006.

Le nombre d’orphelins était très élevé, le SIDA ayant emporté tellement d’hommes et femmes de la génération de leurs parents. Souvent ils vivaient chez leurs grands-parents et quand ils advenaient que ceux-ci aussi décèdent, les enfants pouvaient être dispersés bien loin de leur lieu d’origine chez un des membres de la famille qui acceptait de les prendre. Si cette dernière option n’existait pas alors ils devaient travailler tandis qu’ils étaient encore à l’âge d’être écolier en primaire.

Même les plus chanceux ont des travaux à faire avant et après l’école comme aller chercher de l’eau, s’occuper de leurs plus jeunes frères et sœurs et travailler dans le jardin familial.

Un programme de soutien communautaire permettant de fournir de l'eau au village.

Un programme de soutien communautaire permettant de fournir de l’eau au village.

Juste aller à l’école peut être un vrai défi. Ils doivent bien sûr marcher, souvent sur plusieurs kilomètres. Cela peut représenter un effort surhumain particulièrement pour un enfant de six ans qui est sous-alimenté. Mais durant la saison des pluies, les routes sont si traîtresses, que ce n’est pas surprenant qu’ils n’aillent pas toujours à l’école.

Ils doivent également payer leurs frais de scolarité. D’après nos critères, cela semble très peu, mais souvent les enfants arrivent à l’école au début du trimestre avec un poulet ou quelques légumes à la place du montant nécessaire. Souvent nos collègues les acceptent. Cependant, sans argent, il n’y a rien pour payer les professeurs. Comment attirez du personnel efficace et qualifié, quand il est possible que les salaires ne soient pas versés ?

Ainsi les personnes qui parrainent un ou plusieurs enfants font bien plus qu’elles ne le pensent. Elles donnent non seulement une éducation aux enfants, mais elles participent aussi à la stabilité et au futur des écoles. Ainsi, toute la communauté bénéficie de l’action caritative qui rend progressivement les villages plus viables.

Bien que nous avions beaucoup de parrainages britanniques, nous étions officiellement et jusqu’à tout récemment une association caritative française. L’avantage était que nous avions la possibilité de demander une subvention en contactant les administrations publiques (APUL) de la région Normandie et de notre département, la Seine Maritime. Ces subventions et les manifestations, que nous avons organisées au cours des années, nous ont permis d’augmenter nos actions.

La « route » pour atteindre les maisons des familles de Bubebbere.

La « route » pour atteindre les maisons des familles de Bubebbere.

Si un jour vous nous joignez pour une visite à Bubebbere, vous verrez une très grande pauvreté. Nous la voyons aussi, mais nous voyons au-delà. Nous sommes témoins des progrès : les salles de classe qui n’étaient pas là, le logement des professeurs, la cuisine, le hall de l’école. Et il ne faut pas oublier l’approvisionnement en eau et les panneaux solaires du hall et de l’orphelinat. Lors de notre première visite, il n’y avait rien du tout à Bulumbu. Aujourd’hui, il y a une école qui fonctionne.

Notre première fille parrainée à atteindre l'université. Ici sur la photo, elle était encore à l'école primaire.

Notre première fille parrainée à atteindre l’université. Ici sur la photo, elle était encore à l’école primaire.

Le programme de parrainage a apporté son soutien d’année en année. Au début, tous nos enfants étaient à l’école maternelle ou primaire. Maintenant nous avons plus de 20 étudiants au niveau secondaire ; nous avons aidé à former des instituteurs(trices) (dont l’une est aujourd’hui adjointe du principal à Bulumbu), des coiffeuses et un soudeur. Et maintenant nous sommes tellement fiers qu’une de nos filleules soit entrée à l’université.

Cela semble bien, et d’ailleurs, c’est vraiment bien, mais ce n’est pas encore assez. Il y a tellement plus à faire si nous voulons réaliser ce rêve d’aider nos collègues à devenir totalement autosuffisant de sorte qu’ils n’aient plus besoin de nous. C’est pour cette autosubsistance que nous les avons soutenus avec deux programmes écologiques durables tels que les nouvelles machines pour fabriquer des briques et les plantations de forêt. Ces deux réalisations sont bonnes pour l’environnement et aideront à apporter un revenu qui est absolument nécessaire.

Pour nous aider à réaliser ce rêve, nous avons décidé (l’année dernière) de séparer les deux bras de notre action. Jusque-là, tout avait été sous l’égide des Amis d’ Ouganda et notre travail en Grande-Bretagne était sur une base officieuse. Ce n’était pas suffisant pour nous permettre d’atteindre nos buts. Ce ne fut pas une transition facile, mais finalement en juin 2016, notre demande de statut officiel a été approuvée par la Charity Commission.

Le plus grand défi fut de séparer les finances des deux associations. Il y a eu des moments où j’étais désespéré et pensait que les choses ne se ferait pas ; mais il le fallait, alors pas de « si » ni de « mais » !

Maintenant nous devons travailler pour achever ce qui a été commencé.

Une autre visite dans une maison, avec quelques-uns des premiers enfants parrainés.

Une autre visite dans une maison, avec quelques-uns des premiers enfants parrainés.

Comme ce récit est censé être l’« histoire de Keith », ce n’est peut-être pas trop égocentrique de vous raconter mon (notre) parcours. Jeanette et moi avons commencé nos carrières dans l’enseignement à Manchester avant de partir pour la Zambie et ensuite l’Ouganda où nous avons enseigné dans différentes écoles. C’est qu’après huit années passées en Afrique, on peut dire que je l’ai dans le sang. Nous avons adoré ces années.

Cependant, en 1974, l’heure du retour vers Stockport avait sonné. Nos garçons étaient heureux à l’école d’Entebbe, mais avaient besoin d’une meilleure stabilité sur le long terme et j’avais en poche une offre pour reprendre mes études. En plus, vivre en Ouganda sous le régime d’Idi Amin Dada devenait de plus en plus difficile. Pour faire un aparté, nous avons enseigné dans son village natal et je l’ai même rencontré deux fois (et survécu pour vous le dire) mais c’est une autre histoire, pour un autre jour peut-être !

1972. La famille Mills avec nos vieux amis, Charles et Kevina Ssentamu. Nous les rencontrons à chacune de nos visites en Ouganda.

1972. La famille Mills avec nos vieux amis, Charles et Kevina Ssentamu. Nous les rencontrons à chacune de nos visites en Ouganda.

Nous avons repris nos carrières dans l’enseignement à Stockport et à Manchester. J’ai toujours eu un vrai engouement pour le football et la Zambie ainsi que l’Ouganda m’ont aidé à me former en tant qu’arbitre. Avant même de m’en apercevoir, j’étais devenu le premier secrétaire et ensuite, le président de l’association des arbitres de Stockport.

Je crois que le côté convivial du football est extrêmement important c’est pourquoi j’ai gardé une véritable passion pour le club de Stockport qui a débuté sa carrière vers la fin des années 40. Aujourd’hui, les supporters ainsi que le club sont des inconditionnels de notre action et soutiennent Forever Friends of Uganda et ses activités.

Voici ma trajectoire du côté sportif, si vous me permettez de l’appeler ainsi, qui m’a permis de faire partie d’une superbe communauté, de faire des appels aux dons pour une association caritative contre le cancer en prenant part à des marathons.

Durant ma carrière, j’ai favorisé l’art dramatique dans les écoles et l’ai complètement embrassé à l’âge adulte aussi bien en Zambie et à Stockport au théâtre Garrick où nous avons passé beaucoup d’heures enjouées.

Les gens me demandent régulièrement ce que j’ai enseigné. En général je réponds : « J’ai roulé ma bosse, par monts et par vaux. Et comme pierre qui roule n’amasse pas mousse, j’ai roulé si vite que personne n’a réussi à m’attraper ». Durant mes premières années j’officiais comme professeur d’histoire avant de passer à l’anglais et de devenir chef de département (attaché).

De retour en Angleterre, je me suis spécialisé dans l’enseignement de l’anglais comme langue étrangère. Le dernier passage, après une année à l’université, fut dans l’éducation spécialisée à Manchester et Bolton où l’une de mes dernières actions fut de fonder la branche de Bolton de NASEN (Association nationale spécialisée pour l’éducation des élèves en situation de handicap).

À la fin, j’ai été forcé de prendre ma retraite anticipée pour des raisons de santé. Heureusement, cette maladie est guérie mais bien trop tard pour que je puisse espérer retourner dans les salles de classe. C’est pourquoi pendant ses dernières 22 années, nous avons accueilli, Jeanette et moi, des vacanciers dans notre gîte et dans notre propre maison où nous avons ouvert des chambres d’hôtes avec table d’hôtes… pour ceux et celles qui aiment prendre des risques !!! Même cette période se termine aussi car nous avons atteint un âge où nous avons finalement décidé de nous retirer.

Mais pas des Amis d’Ouganda/Forever Friends of Uganda ! Il reste encore beaucoup de choses à réaliser et nous espérons continuer encore de nombreuses années. Veuillez me pardonner d’être si indulgent alors que je partage une partie de mon histoire avec vous. On nous demande souvent d’où on vient, ce que nous avons fait, etc. Alors ce petit récit apportera certainement des réponses aux nombreuses questions que vous vous posez.

Chez une famille dont les enfants vont à l'école primaire Little Angels, maison à Bubebbere.

Chez une famille dont les enfants vont à l’école primaire Little Angels, maison à Bubebbere.

Merci de continuer à nous soutenir dans notre travail et notre action.

Nous savons combien votre soutien est apprécié par nos amis et collègues ougandais et pour les enfants, nous sommes tous là pour les aider.

Première partie de l’histoire de Keith Mills

L’histoire de Keith

D’où viennent Les Amis d’Ouganda/Forever Friends of Uganda ?

Nous vous avons déjà raconté les histoires de George et de Berna Senyonga, nos partenaires caritatifs en Ouganda. Plus récemment, l’un de nos supporters anglais Danny s’est rendu à Bubebbere et Bulumbu et a raconté son histoire sur le site de Forever Friends of Uganda. Peut-être nos parrains et marraines ainsi que nos amis sont intéressés de connaître l’histoire de notre point de vue.

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Keith et Janette Mills à la Balade Contée pour l'Afrique Les Amis d'Ouganda

Janette et Keith Mills

En 2002, Jeanette et moi avons tous deux franchi l’étape importante de notre 60e anniversaire et nous avons décidé de célébrer la nouvelle décennie qui s’ouvrait à nous en retournant en Ouganda, là où nous étions professeurs aux débuts des années 70.

La première idée était de louer une voiture et de voyager dans le pays, de revoir tous ces endroits où nous étions passé et que nous aimions à l’époque où nos deux fils (qui sont tous les deux nés en Zambie) étaient encore très jeunes. Cependant, nos plans allaient prendre une autre tournure. Nous avions écouté à la radio, durant l’émission « Woman’s Hour » de la BBC, une interview sur la participation britannique et la création d’une branche ougandaise de l’association caritative britannique « Dream Scheme ».

Nous allions seulement là-bas pour des vacances et ne pouvions pas faire grand-chose pour les aider… n’est-ce pas ? Mais, nous avons quand même proposé de rencontrer les responsables sur place et par la même occasion, de leur dispenser nos encouragements. Déjà une bonne chose !

Le 2 décembre 2002 aux aurores, nous prenions le vol BA 63 à Heathrow. Tout était normal, l’avion approchait d’Entebbe à l’heure. Cependant, il nous semblait que depuis un certain temps on tournait gentiment au-dessus de l’aéroport. Puis, le capitaine est sorti pour nous annoncer que nous étions « plus en sécurité en vol plutôt que de tenter un atterrissage ! » En fait, il y avait un violent orage au-dessus de la ville.

« Et nous y revoilà », avons nous pensé. En effet, à l’occasion de notre dernier départ, 28 ans plus tôt en 1974, l’avion avait aussi un problème, il était trop lourd. Trop lourd ? Nous n’étions pas les globe-trotteurs les plus expérimentés mais c’est bien la première et dernière fois que nous avons vu les passagers être pesés avec leur bagage. Bien sûr, il faut savoir que la piste prend fin aux abords du lac Victoria, mais quand même de là à tomber dedans… Il fallait avoir un gramme de bon sens.

L’orage passé et arrivé sain et sauf, les vacances pouvaient commencer. Le matin suivant, deux membres du groupe Dream Scheme nous attendaient au bureau de la réception de notre hôtel. C’est ainsi que tout a commencé ! Une grande partie de nos vacances fut consacrée aux visites des écoles, églises, groupes Dream Scheme. Nous nous sommes frayé un chemin à travers ruelles et fossés nauséabonds, dans les banlieues de Kampala, pour être chaudement accueillis dans les foyers les plus pauvres. Nous avons pu aussi rendre visite à nos vieux amis Charles et Kevin Ssentamu (nous étions camarades durant nos études à Sheffield au début des années 60), ainsi que passer du temps avec l’ancien directeur de la dernière école ou j’avais enseigné toutes ces années.

Même si nous n’avons pas fait ce grand circuit dans le pays, ce fut des vacances vraiment mémorables.

Puis nous nous sommes rendu à Bubebbere, où aujourd’hui notre travail et beaucoup de nos efforts sont concentrés. Il fallait entreprendre un voyage comme si on allait à l’autre bout du monde. Le village est seulement à une heure de route de Kampala, mais la piste (on ne pouvait pas l’appeler une route à cette époque) était infranchissable sans 4×4. Il se trouve sur les bords du lac Victoria au-delà des dernières lignes électriques après un trek de 30 minutes. Et c’est vraiment une « route » qui mène nulle part car cette piste ne va pas plus loin que le petit centre marchand.

Cette image montre l'état horrifique du toit de la salle de classe.

Cette image montre l’état horrifique du toit de la salle de classe.

Ce n’était pas surprenant d’apprendre que personne ne voulait rester au pays. Il n’y avait aucun futur, pas une seule bonne raison d’y rester. Cette situation était en contraste flagrant avec la vitalité des enfants et l’enthousiasme des volontaires de la petite école primaire Little Angels. Lors d’une des visites, l’endroit était plein d’enfants surexcités qui criaient, allant dans tous les sens, car c’était le milieu des vacances scolaires et les écoliers étaient venus pour savoir s’ils avaient obtenu leur certificat d’études primaires. Ils ont chanté pour nous ; ils ont dansé pour nous ; nous avons regardé une démonstration de gymnastique.
Et vint l’heure de la remise des prix. Les gagnants reçurent deux biscuits, les suivants seulement un !

Les salles de classe à Bubebbere lors de notre première visite en 2002.

Les salles de classe à Bubebbere lors de notre première visite en 2002.

Et, c’est à ce moment-là, témoins du contraste entre les conditions horribles de la salle de classe et des maisons si pauvres et la joie de ces enfants dont le futur était peu réjouissant, que nous avons dit que nous avions le devoir de faire un petit quelque chose pour les aider.

Musique live toute la journée

Notre première manifestation « Musique dans le jardin d’un voisin » pour collecter des fonds.

Nous avons décidé et agit. Nous avons ouvert notre cœur, organisé une garden-party et imprimé des programmes pour les vendre, avec des annonces des commerçants locaux qui ont généreusement accepté de nous soutenir. Les quatre jardins ouverts dans notre village avaient chacun un rôle différent à tenir : un marché de produits fermiers et faits à la main, une foire-à-tout, une buvette et un tour à cheval, musique live toute la journée. Dans le nôtre, il y avait différents stands, des jeux et concours et bien sûr, du thé et des cakes.

Tout était bon pour collecter un peu d'argent...

2 €, pas cher pour faire un tour autour du village !

L’un des artistes favoris était certainement notre âne, Cipo. « Devinez le poids de l’âne », c’est révélé être la plus grande attraction, particulièrement lorsque le prix était une bicyclette. Après tout, il porte fièrement le nom d’un cycliste du Tour de France qui a battu tous les records.

Cipo en bonne compagnie

Cipo avec le gagnant qui a deviné le poids de l’âne : Pierre Decanter qui était alors « maire » de Saint Lucien.

Nous avons terminé la journée avec 1000 € dans la cagnotte et tout le monde a assuré que la journée avait été des plus agréables.

Ma réaction ? Ouf, c’est fini. J’étais épuisé. Cependant, c’était seulement une journée d’animation, n’est-ce pas ? Et puis, les voisins ont lancé : « On pourrait peut-être fixer une date pour l’année prochaine ?”

Ah, bien ! Si nous allions faire plus, nous avions besoin d’établir un comité, officiellement enregistré comme « association », et d’ouvrir un compte bancaire. Cette animation unique s’est transformée d’elle-même en quelque chose de permanent pour nous. À partir de ce moment, nos vies n’ont plus jamais été les mêmes.

Pour être honnête, notre travail n’était pas aussi important à cette époque. Mais les projets prenaient forme : les panneaux en bois des murs de la salle de classe ont été remplacés par des briques, nous avons aidé à acheter un peu de terre à Bubebbere et durant notre prochaine visite sur place, nous avons donné un cours basique sur l’hygiène et les soins de santé. Encore une nouvelle fois, nous avons fait quelque chose pour lequel nous n’avions aucune formation. Mais vraiment, ce n’était pas plus qu’un nouveau passe-temps qui ne demandait pas beaucoup de temps. Cela allait changer énormément au cours des prochaines années.

La seconde partie de l’histoire de Keith Mills sera publié prochainement.

 

Comment est composé un nom ougandais ?

Cette question peut être examinée sous différents angles et de nombreuses choses peuvent facilement désorienter notre perception occidentale. Essayons d’apporter un peu de lumière dans ce qui nous semble un micmac.

Tout d’abord, le nom de famille (patronyme), comme nous le connaissons en Europe, ne fait pas partie des traditions africaines. Les enfants ont un nom soit chrétien soit musulman. Mais ce qui est bien plus important, c’est le nom du clan et il y a plus de 50 clans au royaume du Bouganda. Les parrains et marraines auront déjà noté que, sur les carnets des écoles, il apparaît avant le nom comme à l’occidentale.

Ce que nous trouvons étrange cependant c’est que deux sœurs peuvent avoir des noms totalement différents. Un clan est comme une famille élargie, mais néanmoins ce nom est également donné et choisi traditionnellement par le grand-père paternel de l’enfant. Le nom peut aussi avoir une importance spécifique au sein de la famille. Par exemple, le nom Babirye peut signifier que l’enfant a un jumeau et Kizza suggère que l’enfant est né après des jumeaux. KIbuuka, lui, désigne un guerrier courageux. Il faut aussi noter que ces personnes se marient rarement hors du clan.

Helen Nabayiki, en route pour l'examen du certificat de fin d'études

Helen Nabayiki, en route pour l’examen du certificat de fin d’études

Les toutes premières lettres donnent un indice sur le sexe de la personne. Si le nom commence par les deux lettres « Na », vous pouvez être sûr que c’est une fille. L’équivalent pour un garçon est « Se ».

Richard Ssali prêt pour l'examen

Richard Ssali prêt pour l’examen

C’est le côté formel, mais il y a un autre aspect qui souvent surprend nos parrains et marraines.

Vous pouvez constater que le nom de votre filleul(e) est différent de celui de l’année dernière. C’est souvent une question de prononciation, particulièrement quand elle vient de la tradition orale. L’articulation du nom (comment il sonne) peut dicter l’orthographe et elle change au fur et à mesure que l’enfant grandit. Parfois c’est aussi une question de préférence. Les noms peuvent être un mets de « choix » en Ouganda. Ainsi Phoebe peut être Feibe, Sharon devient Shalon, et ainsi de suite. En fait dans les langues bantoues, dont le luganda fait partie, les lettres « l » et « r » sont souvent interchangeables.

quelques-uns des élèves maintenant en secondaire (qui ont passé avec succès leur examen de fin d’études)

quelques-uns des élèves maintenant en secondaire (qui ont passé avec succès leur examen de fin d’études)

Nous plaisantons souvent à ce sujet avec nos amis chinois. Si vous n’entendez pas la différence, alors vous écrivez comme ça se prononce.

Quand nous vivions en Zambie, le nom de la ville voisine était Mufulira. Même à la radio, la question de la prononciation du « l » et du « r » faisaient que nous l’entendions d’au moins quatre manières différentes. Plus tard, arrivés dans le nord de l’Ouganda, nous étions parmi les personnes qui ne pouvaient pas toujours faire la différence entre le « p » et le « f ». Nos propres enfants ont appris à compter en anglais en disant : one, two, pee, pour, pive !

Il semble aussi qu’il y ait une forte tendance parmi les enfants, lorsqu’ils grandissent, à changer leurs propres noms contre quelque chose qu’ils trouvent plus « in » ou « pour être dans le coup ». Alors, nous recevons des carnets de notes et de correspondance d’élèves que nous ne semblons pas connaître… Le même enfant sous un nom différent.

Tubagaliza omwaka omuja ogwemirembe.

Bonne année !

Du Lancashire à l’Ouganda

Un partenariat entre les écoles Westwood et Little Angels

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La visite récente en Ouganda de Danny McGregor a accentué le partenariat entre l’école primaire Westwood (Grande-Bretagne) et les écoles Little Angels à Bubebbere et Bulumbu. Cela étant dit, nous ne devons pas oublier que cette relation existe depuis plus de trois ans.

Tout au début, Mme Martin (directrice) était heureuse que l’école se « jumelle » avec celle des enfants ougandais au niveau maternelle, mais le temps passant ce soutien s’est élargi.

Les enfants avec de nouveaux uniformes scolaires.

Les enfants avec de nouveaux uniformes scolaires.

Le premier fruit fut l’achat d’uniformes pour l’école. 15 enfants dont les parents ne pouvaient pas se permettre d’en acheter en bénéficièrent. Le côté sympathique de cette action fut qu’elle coïncida avec la visite de Rogan Mills dans les villages où il représenta l’école britannique lors de la présentation de ces fameux cadeaux. Non seulement, il a pu après son retour informer son école de la situation sur place, mais en plus, son club d’activités extrascolaires a pris en charge le parrainage d’un des enfants.

Les enfants reçoivent les livres.

Les enfants reçoivent des livres.

Depuis, les donations de Westwood ont été utilisées dans de nombreux projets : pour acheter des uniformes pour les enfants de l’orphelinat, pour acheter de la farine de maïs pour aider à les nourrir ; pour obtenir des fournitures scolaires, papeterie, livres, stylos, crayons, etc. Plus récemment, une donation fut utilisée pour nous aider à démarrer le programme de lecture pour le plaisir sans oublier que cela contribue à l’alphabétisation. D’un point de vue européen, cela peut être vu comme de petites choses, mais du point de vue de ces deux écoles dans des villages très pauvres, c’est une aide extrêmement importante.

Maintenant, l’objectif c’est tout naturellement déplacé vers d’autres projets beaucoup plus sérieux. Depuis la visite sur place de Danny McGregor, un maître de l’école Westwood, les reportages que Danny a présentés à l’école ont fait des émules. Déjà, à l’heure où j’écris ce nouveau bulletin, nous avons l’éducation de 12 autres enfants prise en charge par le personnel, les parents et les amis de l’école de Westwood. Une collecte tout récente a également relancée ce que nous pouvons réaliser dans les villages.

Collecte de pièces pour aider les enfants des villages ougandais

Collecte de pièces pour aider les enfants des villages ougandais

Il y a encore d’autres belles idées dans leur baluchon et naturellement nous vous tiendrons au courant de leur progrès.

Je dois dire que tous les membres de Forever Friends of Uganda, ainsi que nos collègues sur place, sont énormément reconnaissants aux personnes en relation avec l’école Westwood de ce soutien qui fait une réelle différence.